Autonomie énergétique pour un refuge de montagne


Les cahiers techniques du bâtiment – le 16 février 2017. Perché à 1763 m d’altitude en surplomb de la vallée du Giffre en Haute-Savoie, le Refuge de Bostan a fait l’objet d’une vaste opération de rénovation. Le site a décidé de faire la part belle aux énergies renouvelables. Désormais totalement autonome en énergie, il tire partie des meilleures innovations technologiques solaires, au premier rang desquelles des panneaux hybrides DualSun, permettant à la fois de produire électricité et eau chaude sanitaire.

Renovation energetique bostan

Situé en moyenne montagne sur la commune de Samoëns, au pied des Dents d’Oddaz, le Refuge de Bostan est accessible à pied en 2 petites heures et peut être le but ou une étape de randonnées en raquettes ou à ski. Inauguré en 1984, le site nécessitait une rénovation énergétique en accord avec ses valeurs écologiques.

Cette rénovation, qui s’est achevée en décembre dernier, a associé différentes solutions énergétiques : un poêle à bois assure le chauffage tandis que les 12 panneaux solaires hybrides DualSun, inclinés à 45 degrés, produisent de l’électricité et de l’eau chaude pour le refuge. Un ballon d’eau chaude de 600 litres et 12 batteries solaires permettent le stockage de l’énergie et donc l’autoconsommation de l’eau chaude et de l’électricité.

Douze mois de travaux auront été nécessaires pour mener à bien ce vaste chantier, sans dénaturer ce refuge pouvant accueillir jusqu’à 70 personnes. Des travaux avec une complexité particulière pour l’installation des panneaux, qui à cette altitude est rendue difficile par le niveau important d’enneigement et de prise au vent. Acheminés jusqu’au refuge par 4×4, les panneaux ont été disposés comme suit :
– 8 panneaux sur un auvent construit pour l’occasion, exposés au Sud Est.
– 4 installés à l’ouest.
Ainsi, du matin jusqu’à midi, l’installation Sud-Est assure la production d’électricité. Le midi jusqu’à 15h, les deux installations sont actives. Après 15h, c’est l’installation Ouest qui prend le relais.

« On a dû adapter la mise en place des raccordements hydrauliques qui sont livrés pré-montés pour une installation en intégration toiture. Dans la mesure où le montage est incliné sur façade, il laissait en vue les raccordements. Nous avons donc décidé de réaliser un claustra (cloison aérée et décorative) », explique Paul Cathand, installeur.

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